mercredi 18 avril 2007
LEZENNES MAIL V.A.L. 40
Terminus. Tout le monde descend. C’est pas trop tôt ! Jamais plus, mais alors là, jamais plus. Et puis c’est pas terminé, t’es en dernière station, et t’as cette musique à fond la caisse ! Sont sourds ou quoi ? Là personne ne dit rien. Ah pour lutter contre le tabac, nous traiter d’agresseurs, on fait pas mieux dans le genre. Toujours dans le même sens. Pourquoi pas nous traiter d’assassins ? C’est l’air du temps. Toujours le dernier de la chaîne qui trinque ! Va falloir prendre des mesures contre les intégristes de tout poil. On n’arrête pas de nous casser les reins, de nous rendre tout lisses. Pas droit à un peu de liberté. Pas pour ta pomme ! Et on va où comme ça ? Putain, qu’on les flingue tous ! Y a en ras le bol de cette morale rampante ! Y a rien à becqueter dans cette direction ! Je veux juste vivre sans devoir supporter tous ces zigs qui nous montrent du doigt ! Juste un peu d’air même s’il reste un nuage de fumée entre nous, juste un peu d’air même s’il est musical ! On ferme. Fin de journée sur fond d’agressivité. On ferme, ON FERME. Ca va, ça va, c’est pas la peine de gueuler, on a compris. Salut Steph, à demain !
FIN
lundi 16 avril 2007
LEZENNES MAIL V.A.L. 38
C’est fou le regard qu’ils nous jettent ! Surtout quand on leur demande une petite pièce ! Ils n’en ont rien à foutre. Ils s’imaginent toujours que c’est pour boire. Ils ne nous regardent jamais dans les yeux. Je comprends on n’est pas des stars ! Mais quand même, on commence à être pas mal à squatter les stations. Juste pour un peu de chaleur. Juste de quoi se requinquer ! Ah ça dure pas, c’est sûr ! Les flics sont vite alertés. On fait peur qu’ils nous disent. On fait rien de mal. C’est pas le problème. Vous faites tache dans le paysage ! Rien qu’une petite pièce, ça ne mange pas de pain ! Mais si justement ! Justement ! Ici y est pas marqué cafét’ ! Oust, dehors et que ça saute ! Vous verrez, quand on sera une armée, vous ne pourrez plus la ramener ! C’est ce qu’on va voir !
dimanche 15 avril 2007
LEZENNES MAIL V.A.L. 37
Quoi ? Qu’est-ce que tu me dis ? Parle-moi plus fort. Je suis dans le V.A.L. Hein, le chien s’est barré ? Mais je t’avais pourtant dit de fermer la porte ! Merde on est dans de beaux draps ! T’appelles les flics ? C’est ça que tu me dis ? Non mais ça va pas la tête ! Ils vont te demander tes papiers. Et de quoi t’auras l’air hein ? Tu trouves pas qu’on a assez d’emmerdes comme ça ! Fais le tour du quartier. Quoi tu l’as déjà fait ? Quoi ? Parle-moi plus fort ! J’entends rien ! Eh papy, tu vas la fermer ta gueule, tu vois pas que tu nous indisposes. Si tu continues je lâche mon clébard ! Mais pour qui tu te prends petit morveux ! Tu tiens à peine sur tes guibolles et c’est pas un mec de ton espèce qui va m’arrêter de parler ! Tant pis tu l’auras voulu. Et le morveux lâche son clebs. Panique dans la rame ! Vous allez arrêter vos conneries ! Ni une ni deux le papy fait arrêter le V.A.L. en appuyant sur le bouton d’alarme. Arrêt brusque du V.A.L.. Et tout le monde de valdinguer. Cris, pleurs. Le chien attaque. Et le papy c’est à coups de tatanes qu’il valse le chien ! Et la rage lui monte à la cervelle, et sans se démonter, il ouvre ton canif et entaille le clebs. Qui, lui, gueule à la mort. Les portes du VAL s’ouvrent et tout le monde de se sauver dans les couloirs de la station. Là, bien sûr, il n’y a plus personne. Pas même un flic ! Pas même un représentant de la compagnie ! Non, rien que le chien mort, le morveux qui chiale de la perte de son clebs, et le papy, fier comme Artaban, Il a eu ce qu’il méritait qu’il gueulait, s’en est allé comme si de rien ne s’était passé.
samedi 14 avril 2007
LEZENNES MAIL V.A.L. 36
N’ayez pas peur. Je suis ce que vous serez. Le problème c’est que vous ne vous voyez pas encore. Peut-être plus tard quand le travail la famille les amis vous auront plaqué ! Je suis sans domicile fixe et les démons vous traversent, vous défoncent la tronche. Si je reste dans le métro, c’est pour un peu de chaleur. Il fait trop froid dehors. Alors circulez si vous ne voulez pas me voir !
vendredi 13 avril 2007
LEZENNES MAIL V.A.L. 35
Les puritains sont de retour pour les bienfaits de la putain d’humanité. L’Interdit de fumer nous cerne de partout. Ok Ok. Ils veulent nous faire tourner bourrique. Toujours pour un peu plus de rentabilité. Ne plus perdre son temps la clope au bec avant d’aller au travail. Plus vite métro, je ne fume plus. Plus vite patron les affaires marchent. On est tout léger. Excusez-moi, faites ce que vous voulez, mais laissez-moi goûter à ce cigare. Je serai en retard. Moi si on m’enlève ce plaisir, n’attendez pas à ce que je vous fasse ce plaisir. Je prends mon temps. J’essaie de prendre l’habitude de ne plus courir. Prendre superbement mon temps à fumer. Je pense à tous ceux qui se déglinguent à vouloir courir trop vite et qu’un malheur leur tombe sur la tronche comme pour rire. Fumer est ma prière avant de cracher mes poumons pour le compte d’autrui.
jeudi 12 avril 2007
LEZENNES MAIL V.A.L. 34
Putain, c’est quoi c’t’enfer !
mercredi 11 avril 2007
LEZENNES MAIL V.A.L. 33
Vous ne pouvez pas baisser le son s’il vous plaît ! La station n’était qu’un haut-parleur. Oui mais ce n’est pas une raison pour nous rendre sourdingues ! Si vous n’êtes pas d’accord, portez votre plainte aux personnes concernées ! Et VOUS cela ne vous dérange pas ? Pas le moins du monde. Au moins on a l’impression d’exister !
mardi 10 avril 2007
LEZENNES MAIL V.A.L. 32
Toi tu penses que ça vaut le coup de postuler ? A mon avis oui. J’étais en face de quelqu’un qui parlait tout seul. Il se regardait sur la vitre du V.A.L. Au début je n’y faisais pas attention, je croyais qu’il téléphonait. Il y en a tellement qui parlent seuls debout, assis, en marche. Mais à force de l’entendre et de le voir en train de gesticuler comme c’est pas permis sur son siège, j’étais effaré. Eh alors ? C’est tous les jours comme ça mon pote ! On voit que tu ne circules pas souvent dans les transports collectifs ! Le V.A.L. serait-il une sorte d’hôpital ambulant ? Si tu veux ! Mais à mon avis c’est trop faire honneur à cette population souterraine ! Elle a voulu établir le droit de tout oser. Eh bien on y est. Et je peux te le garantir ça fonctionne à merveille !
lundi 9 avril 2007
LEZENNES MAIL V.A.L. 31
Ils m’ont dit que je devais prendre la première à gauche, continuer puis prendre sur la droite. J’ai fait ce qu’ils m’ont dit. Je me suis retrouvé dans une station ou plutôt sur un quai où je me suis retrouvé seul. Je me suis dit. S’ils disent que c’est ce quai, c’est que ça doit être bon. Manque de bol, au lieu d’aller à l’hôpital Calmette je me suis retrouvé à l’hôpital Dron. Au lieu d’être à Lille j’étais à Tourcoing. Pourquoi donc m’ont-ils indiqué cette direction. Allez savoir… Hôpital pour hôpital c’est toujours là qu’on termine !
dimanche 8 avril 2007
LEZENNES MAIL V.A.L. 30
Je suis tout de traviole, c’est quoi ce graphiste, merde ! Ce n’est pas parce que je m’écrase la tronche sur le vitrage du V.A.L. qu’il faut me traiter de cette façon ! Vos papiers, et que ça saute ! Quoi, qu’est-ce qui se passe ? Rien, tu viens de voler une petite vieille à la station précédente ! Eh alors ? Vous en avez la preuve ? Fais pas le malin, t’étais sur l’écran de la régie ! Putain de sale flic !











