jeudi 2 octobre 2003
Lezennes Mail Note 177

Il fallait s’y attendre. Les Aznar, Bush, Blair ont mis le feu à la cocotte-minute. Attention les yeux ! Crak, boom, hue, les s’en va-t-en guerre sont aux portes de Bagdad. Ah le fameux berceau de l’humanité, y’a pas à dire, wouah, elle sera terrible la guerre des Bush-Blair! Les Attila de la tabula rasa ! Tuer le début de la civilisation occidentale dans l’œuf ! Qu’importe, seul Dieu compte ! God bless you ! God save the queen ! Que vivent les nouveaux clones de la nouvelle civilisation universelle américaine ! A moi, cons d’européens, deux mots ! A moi le monde, à Blair-Aznar les miettes ! Quant aux autres, n’en parlons pas ! Cela va sans dire. En avant toute ! A feu et à sang ! Pas de quartier ! On the bush again ! Don’t worry, blair happy ! Lucy in the sky with “daïa-BOMBS” !
mercredi 1 octobre 2003
Lezennes Mail Note 176

mardi 30 septembre 2003
Lezennes Mail Note 175

Ca y est ! Mickey Mouse got his gun ! Le plus récent des guerriers s’en va-t-en guerre ! Certains artistes américains ne vont pas de main morte. Nancy Worthington est de ceux-là. "La liberté d'expression artistique est attaquée, dit-elle, aux Etats-Unis. Les budgets dédiés aux arts sont réduits de façon drastique. Les gens ont peur. C'est le cas de l'Alliance française de San Francisco, qui a redouté de perdre des fonds d'origine américaine et, ainsi, son statut d'association à but non lucratif, en exposant mon œuvre." On lui a retiré une sculpture dans les locaux de l’Alliance Française où elle exposait, sise 1345 Bush Street !!!. Elle s’intitulait « The crossing » (La traversée), une réplique satirique du célèbre tableau du XIXe siècle, George Washington Crossing the Delaware River ("George Washington traversant le fleuve Delaware"), évoquant un épisode glorieux de la guerre d'Indépendance américaine. On ne rigole pas dans la plus grande démocratie du monde ! Les tourne-disques de l’endoctrinement vont bon train. Tchou-tchou train, laissez-moi passer. Vive le Wonderful world du Yes sir !
lundi 29 septembre 2003
Lezennes Mail Note 174

dimanche 28 septembre 2003
Lezennes Mail Note 173

Dépêchons-nous, son visage se détériore, il est grand temps de lui aspirer la poussière qui l’étouffe. Rasé, il ne serait pas si mal que cela, vous ne trouvez pas ? Mais voilà, ce genre d’homme chante la chaleur des bombes, exulte les flammes de la purification, s’enfonce toujours un peu plus dans la glu d’une vie de corbeau. Toujours en quête d’ « Ora pro nobis » de ses alliés et du drapeau de l’ « Ite missa est » dans le crâne des futurs vaincus.
samedi 27 septembre 2003
Lezennes Mail Note 172

Des jeunes se suicident. « Cellule » de « crise ». Les parents s’affolent. Les psychologues se mettent en branle. Cadrer, sertir : pas de vagues. On est tellement et férocement habitués à ne comprendre les choses que dans notre propre assiette. Tellement et férocement démunis qu’on finit par ne plus mettre en relation ce qu’on dit, ce qu’on fait, ce qu’on est. Les jeunes ne sont plus que des astres déracinés, bourrés de clichés que nous leur inculquons à haute dose de paranoïa, speedés à l’héroïne des romances à quatre sous, écrasés par le décervelage systématique des curriculum vitae. Habités par d’étranges hauteurs, ils ne perçoivent du monde que « ruines douées d’avenir ». Plus de routes éclairées, absence de perspectives, des utopies d’occase pleins les poches : cloués dans le ciel, le silence les surprend, les tue. Seuls les oiseaux ont des auberges au déclin du jour.
vendredi 26 septembre 2003
Lezennes Mail Note 171

Partout, on reprend du service : les vols charter, la chasse aux sans-papiers. Les chaudrons commencent à bouillir. On casse les prix, on élève la voix. Pasqua se rhabille, Sarkosy l’y invite. Les flics tuent. Bavure ? Pas grave. La Justice, elle aussi, se mouille les lèvres. Les mouches survolent l’Etat ténébreux. Vive la holding de l’Etat, secouez, secouez ! Les vieilles peaux au panier ! Dégriffons les retraites, la sécu, le service public ! Tous à poil et bâtissons l’aurore du moins cher et des bonheurs vides !
jeudi 25 septembre 2003
Lezennes Mail Note 170

«Action locale d'une dynamique nationale» comme l'on dit vulgairement en terme de management ? Ou action déterminée d'une dynamique de destruction systématique d'un peuple ?
mercredi 24 septembre 2003
Lezennes Mail Note 169

On n’arrête pas le progrès : le droit à l’exercice syndical devient un acte criminel. Revendiquer, se battre non seulement pour ses syndiqués, mais pour l’ensemble des populations qui subissent les exactions de managers, de chefs d’entreprises, de chefs d’état, d’intellectuels, de scientifiques est quelque chose qui n’a plus droit de cité. Ouvrir sa gueule devient un délit. Mais supporter à haute dose de décibels la publicité des plus forts est une nécessité, un devoir démocratiques. Les empêcheurs de tourner en rond sont à rayer définitivement de la carte des humains. On préfère les usines sans bruit, les cigarettes éteintes, les ogm pleins les assiettes, les rencontres à têtes de mort : une éternité à ligne droite, des ruisseaux de poussières… un monde « fou de prison ».
mardi 23 septembre 2003
Lezennes Mail Note 168

Les amis ne restent pas. Comme l’eau, les fleurs… qui passent et s’éteignent. Seuls restent le bruit, l’odeur, les mots, les cris de leurs passages soudains. Ils étaient là et nous ne les avons pas vus. Les amis ne restent pas, ils s’effacent dans la nuit, l’aube les retrouve, soudain ils réapparaissent. Mais nous n’étions pas là… en cette heure qui brûle de douleurs, en cette minute qui nous angoisse… en ces instants qui nous ont rendus étrangers. Etrangers à tout. Etranges à nous-mêmes. Etrangers de pierre. Etrangers étranglés.. Les amis ne restent pas. Seuls, nous restons aveugles. Dans une panoplie, dans une cuirasse de passé qui nous tue… Les amis ne restent pas. Ils s’éloignent. Pourquoi sommes-nous incapables de percevoir ce qui se passe. Réellement.

